Villa Rhena

Un espace d'échange, de coproduction et de promotion
pour les artistes, les artisans et les industriels rhénans.



Marie-Katrin est médecin, Marie-Katrin est artiste. Comment est-ce possible ?

Son histoire est celle d’un médecin avec une âme d’artiste qui a décidé un jour d’être artiste, tardivement.

C’est un chemin de vie très sinueux qui l’a amenée là où elle se trouve maintenant.

Le Monde de la médecine est difficile, celui de l’Art l’est tout autant. Elle maintient la « flamme » de la vocation d’artiste avec courage et garde la tête claire pour réaliser ses projets.

Marie-Katrin raconte qu’elle a dessiné comme tous les enfants. Elle inventait des histoires et fabriquait des petits livres richement illustrés. Elle éditait des journaux enfantins, elle jouait à l’imprimerie.

Ses parents étaient professeurs et n’accordaient pas d’attention particulière à son goût pour les activités artistiques.

 Le père de Marie-Katrin est allemand et  a toujours parlé sa langue à ses 2 enfants. Il leur a appris à lire et à écrire en allemand.

La mère leur parlait français et ils sont allés à l’école en France.

Marie-Katrin a grandit en parfaite bilingue. Elle se voyait devenir professeur comme ses parents et jouait à la maîtresse d’école avec son petit frère et ses peluches.

Il n’y a aucun artiste dans sa famille avant elle, mais les parents, très cultivés, emmenaient leurs enfants aux expositions. La bibliothèque familiale était riche et intéressante.

La stimulation artistique durant l’enfance vient surtout d’un couple allemand, ami de la famille, qui avait organisé un cours d’arts plastiques pour les enfants de leur connaissance et où Marie-Katrin était très assidue.

Les cours étaient très libres et favorisait des productions d’imagination sans modèle, sans technique particulière. Les enfants avaient l’occasion d’expérimenter et de jouer avec les couleurs et les formes.

Marie-Katrin a des souvenirs très précis : La dame disait : « Aujourd’hui, nous allons dessiner un lion ». Sans modèle, les enfants imaginaient à quoi pouvait ressembler un lion. Une autre fois, elle leur montrait le tableau de Vélasquez : « Les Ménines » puis le dissimulait. Elle leur demandait ensuite de dessiner de mémoire la petite princesse.

Marie-Katrin se sent double  par sa double culture et son double fonctionnement : rationnelle et perfectionniste ce qui lui a permis de devenir médecin, elle est aussi spontanée et imaginative, intuitive. Elle a l’esprit scientifique et l’esprit artistique.

Son parcours académique est impressionnant : médecine, pharmacologie, psychiatrie, épidémiologie, biologie, statistiques, électrophysiologie, neuropsychologie, sociologie.

Elle a étudié, réussi ses examens et travaillé dans toutes ces disciplines. Elle a aussi appris le japonais et fréquenté les cours de l’Ecole des Arts décoratifs de Strasbourg dès la fin de ses études de médecine. C’est là qu’un professeur l’encourage à réaliser ses premières expositions. Le projet artistique s’impose à elle petit à petit et se confirme finalement.

Le contact avec des associations comme Aïda et La Villa Rhéna entre autre sont un encouragement supplémentaire qui la pousse à signer ses œuvres.

Marie-Katrin est fascinée par le Japon. Elle a une tenue particulière du crayon qui ressemble à celle qu’adoptent les asiatiques. Elle ne veut pas commander la ligne. Elle la laisse filer, couler sur le support pour qu’elle ait « du souffle ». Marie-Katrin est persuadée que sa double culture lui a permis une ouverture d’esprit, une souplesse.

La langue  structure la pensée. Confrontée à deux langues, elle est prête, dès le départ dans la vie, à vivre  penser ,agir de plusieurs façons.

 Elle fait référence à Van Gogh qui avait été pasteur avant de devenir peintre.

Marie-Katrin peint, elle est professeur de dessin et écrit des articles pour un journal de peinture.

La phrase qui la caractérise le mieux est allemande : « Wo der Wille ist, ist auch der Weg »


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